BRIDGE CLUB TULLE-ARGENTAT-EGLETONS

13 rue Pauphile 19000  TULLE - Place du Jardin Public 19400  ARGENTAT – Chapelle des Pénitents 19300 EGLETONS

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Siège social: 13 rue Pauphile. 19000   TULLE

 

 

 

BULLETIN de LIAISON

 

 

 

 

 

 

 

 

N° 4 février 2008                                                      

 

 


SOMMAIRE

 

 

 

Le mot du Président                                                      Page 1

 

Lettre ouverte aux joueurs de compétitions                     Page 2

 

Jouer contre le déclarant : Les entames                           Page 5

 

Première partie : Dans les contrats à sans atout                                Page 5

1 – Généralités                                                                        Page 5

2 – Analyse préliminaire.                                                         Page 6

I – Comment choisir la Couleur ?                                                  Page 7

Exercices                                                                   Page 7

II – Comment choisir la carte ?                                                     Page 8

A)  Entame d’un honneur                                                         Page 8

B)  Entame d’une basse carte                                                  Page 9

1 - Règle de la 4ième meilleure                                        Page 9

2 - Règle du « Pair-Impair »                                          Page 10

3 – Tableaux                                                               Page 11

 

(A suivre)

 

Deuxième partie : Dans les contrats à la couleur                                                  

1 – Généralités                                                                                                  

2 – Analyse préliminaire.                                                                                 

I – Comment choisir la Couleur ?                                                                                         

A)  Entames prioritaires                                                                                   

B)  Entames contre un Plan de coupe                                                            

C)  Entames contre un Plan d’affranchissement                                          

D)  Entames sans plan visible                                                                        

Exercices                                                                            

II – Comment choisir la carte ?                                                                                                             

A)  Entame d’un honneur                                                                               

B)  Entame d’une basse carte                                                                         

Exercices                                                                            

Tableaux                                                                             

 

Troisième partie :                                                                                                                                       

 

I – Les Entames prioritaires pour le partenaire                                                   

A)  Après annonce d’une couleur                                                                 

B)  Après contres conventionnels du partenaire                                        

1 – Les contres en cours d’enchères.            

2 - Les contres en fin d’enchères.                   

II – Les Entames contre les chelems                                                                                   

A)  Sans intervention du partenaire                               

B)      Avec intervention du partenaire                            

                Contre Lightner                                                 

III – Les Entames dans la couleur des adversaires                                                           


 

 

 

 

Le mot du Président

 

 

 

Pour ce quatrième bulletin j'ai choisi de rompre totalement, en ce qui concerne la photo de couverture, avec les numéros précédents. Certes, nous aurions pu, hélas, trouver d'autres amis à qui rendre hommage, les disparitions brutales n'ayant pas manqué ces deux ou trois dernières années. Mais il faut se tourner vers l'avenir et l'image de ces jeunes enthousiastes m'a paru symbolique. Ils ne sont surement pas le futur de nos clubs car la plupart arrêtera le bridge, par manque de structures d'accueil en arrivant au collège ou au lycée ou, plus tard parce que les études ne sont pas toujours compatibles avec la passion des cartes, mais leur plaisir est tellement rafraichissant…

 

C'est aussi, pour moi, l'occasion de rendre hommage à celle qui s'occupe d'eux depuis des années, sans jamais se lasser, et voir ces gamins suspendus à ses vêtements pour attirer son attention est un régal devant lequel je suis toujours ébahi. Cécile, que beaucoup appelle affectueusement "Doudou", est au four et au moulin, auprès de ses élèves de l'école de bridge, scolaires un jour, adultes un autre jour, en réunion de bureau du Comité du Limousin ou dans sa mairie de Saint Pardoux la Croisille, elle est là où on a besoin d'elle, toujours souriante, vivante, somptueusement vivante.

 

Le club vient d'enregistrer deux très bonnes performances. En Mixte Honneur par paire, Christiane Brodin et Gérard Mazeau se sont qualifiés pour la finale nationale, exploit également réalisé quelques jours plus tard par la paire Odette Turchet et Antoinette Vigier en Dames Honneur. Pour ces dernières c'est presque devenu une habitude… La preuve, s'il en fallait une, que la simplicité et la gentillesse ne sont pas des obstacles à la compétitivité.

 

 

 

 

 

                

                                                                Bernard Marliac

                                                                     

 

 


Michel AUZELOUX

19400 - Argentat

Argentat le 26 janvier 2007

 

Lettre ouverte aux joueurs de compétition

 

Récemment dans le dernier bulletin du club, notre président, Bernard, faisait remarquer que les résultats de nos joueurs n’étaient pas à la hauteur de nos ambitions. Il lui semblait que cet état de fait pouvait être du à la grande dispersion des joueurs de haut niveau (2ième & 1ière séries) qui ne constituaient pas de paires fixes et homogènes tout au long de l’année.

En effet ce manque de cohésion est sûrement à l’origine de résultats en dents de scie. Mais comment réussir à concilier plaisir de jouer et contraintes des compétitions. Pour ma part j’ai définitivement renoncé aux compétitions mais, beaucoup parmi vous ont franchi le pas et se sont inscrits soit par « paires » soit par « Quatre » aux tournois fédéraux, et tant mieux.

C’est ainsi que l’on peut dire que la première contrainte lors de ce choix consiste à faire le sacrifice d’un certain nombre de week-ends familiaux plus ou moins nombreux pour aller défendre les chances de l’équipe aux quatre coins du Comité voire de la Ligue ou plus loin si réussite.

Actuellement, les équipes de compétitions du club se forment ainsi, avec toutes les approximations, tant sur le plan constitution des équipes, souvent emballées au dernier moment d’ou l’hétérogénéité des paires, et surtout l’absence totale ou quasi totale de systèmes convenus, étudiés à l’avance par chaque équipe.

Bien sûr, me direz-vous, nous jouons tous le système standard français. Certes mais jamais pur ; chacun ajoute et possède ses propres conventions annexes qui ne sont que rarement celles de son partenaire et ce n’est pas en jouant la veille de la compétition avec celui-ci que l’on va régler tous les problèmes. Le charme du bridge est justement que les problèmes sont infinis.

Que faut-il faire pour gommer ces problèmes et bâtir une bonne équipe de compétition ?

A mon sens, il faut deux joueurs qui aiment les cartes et qui s’entendent bien, se respectent et savent reconnaître leurs erreurs. Mais surtout il faut qu’ils soient en symbiose parfaite ; Il vaut mieux 2 joueurs de 3ième série jouant depuis longtemps les mêmes enchères et les mêmes signalisations, qu’un joueur de 1ière série majeure avec un joueur de 3ième série n’ayant jamais convenu de leurs propres règles du jeu, le joueur de première série même brillant ne pourra jamais compenser les approximations dues aux incertitudes des dialogues des deux joueurs (enchères et signalisations).

Bien sûr de temps en temps une paire hétérogène peut « cartonner » On le constate dans les tournois par paires en une séance Mais sur la répétition des compétitions seules les paires homogènes solides peuvent espérer réussir.

 

Pour gagner en compétition, il ne faut pas perdre. J’entends par là, contrairement à Monsieur de La Palisse, que si vous voulez être en tête à la fin du tournoi il n’est pas nécessaire d’être brillant mais en revanche il ne faut jamais faire de mauvais coup. Il suffit la plupart du temps de laisser les adversaires vous offrir vos bons points et surtout de ne pas en offrir aux autres. Soyez très régulier supprimez toutes les incertitudes et vous allez vous apercevoir qu’ainsi vous serez toujours mieux classés que les autres joueurs de même indice et que petit à petit vous allez progresser régulièrement et améliorer vos résultats de manière constante.

Pour ne pas perdre des coups, il faut comprendre votre partenaire suivre son raisonnement et utiliser le même que lui. Pour cela il faut travailler avec lui (et non séparément dans les livres ou avec le voisin de droite au tournoi du vendredi soir...) les techniques des enchères (ne pas rater une manche ou une enchère compétitive, savoir évaluer les risques en fonction de la marque et de la vulnérabilité)), du jeu de la carte tant en attaque (statistiques jeux de sécurité) qu’en flancs(signalisations). Trois vastes programmes où souvent des principes et des règles simples peuvent être efficaces et suffisants dans le cadre des premiers paliers de compétition à conditions de les jouer, en même temps, avec vos partenaires.

Le but de cette lettre est d’essayer de réunir autour de débats ceux qui veulent s’investir dans la compétition. En effet, je suis prêt, avec l’accord des dirigeants du club, à aider tous ceux qui se manifesteront, à démarrer sur des bases nouvelles les compétitions de 2008 – 2009 (pour cette année il est beaucoup trop tard)

Voici ce que je propose (mais toutes autres formules peuvent être envisagées):

Tout d’abord que chaque joueur trouve un partenaire attitré (pour les tournois par paires) et un minimum de 3 autres partenaires pour les matches par quatre. Que ce choix soit fait dés à présent. Il va sans dire qu’il n’est pas question de remettre en cause les paires qui s’entendent bien et qui jouent ensemble depuis un certain temps. D’autre part, il n’est pas nécessaire que le partenaire des tournois par paires ou par quatre soit le même. Chacun voit comme il lui semble.

Ensuite, les partenaires trouvés, il vous faudra décider ensemble, d’un commun accord, les épreuves qui seront jouées pendant l’année afin qu’il n’y ait ni trop ni pas assez de compétitions.

De plus, pendant l’année et dés à présent il faudra jouer avec votre ou vos partenaires le plus souvent possible et s’en tenir à ce qui a été décidé ensemble.

Enfin, et c’est là éventuellement que le club peut intervenir, si vous le jugez nécessaire (je pense même indispensable), il faudrait organiser des séances de mise au point. La base indispensable, et à priori sensée être parfaitement connue pour les enchères, étant bien sûr la méthode du Système Standard Français. Ces séances pourraient réunir en soirée les différentes équipes autour de thèmes spécifiques et elles devraient aboutir à des développements de jeux en parfaite harmonie entre les partenaires.

Attention mon idée n’est pas de faire des cours comme ceux d’initiation que je fais tous les mardis depuis 2 ans à Argentat. Je n’ai pas la prétention de vous enseigner le bridge de haut niveau, je veux  uniquement être l’animateur de forum et d’atelier dont les seuls responsables seraient les participants. Ceux-ci devront avoir travaillés au préalable sur un sujet très précis dont le canevas aura été choisi suffisamment tôt avant la séance.

Parmi les sujets qui me semblent intéressants à débattre et à développer en voici quelques uns :

1-                                          Les OUVERTURES en BICOLORES (moins de 11H et + de 20H)

2-                                          Les ouvertures « MEILLEURE MINEURE ou CARREAU QUATRIEME »

3-                                          Les OUVERTURES FORTES de 20 H et PLUS

4-                                          Les ouvertures de BARRAGE.

5-                                          Les INTERVENTIONS en BICOLORES

6-                                          Les Plans de Jeu à la couleur.

7-                                          Les Squeezes (leur importance n’est que très relative à la table – mais leur intérêt est énorme pour comprendre et exercer son esprit à toutes les pratiques du jeu de la carte)

La liste peut être infinie...

Les séances qui seraient des discussions à bâton rompu permettrait à tous de réfléchir ensemble sur des problèmes précis. Ces séances pourraient se terminer par une mise au point et une synthèse écrite qui servirait ensuite de références aux joueurs.

Comme vous le voyez mon idée est de vous faire travailler ensemble pour progresser entre vous, pour essayer de raisonner dans le même sens avec votre partenaire (ce qui est souvent plus important que la technique pure). Mon rôle ne serait que celui d’un catalyseur pour canaliser et concrétiser les débats et ainsi souder les équipes.

 

Si parmi vous il y a des volontaires pour essayer cette formule et travailler ensemble je suis disponibles au 05.55.28.08.15 tous les matins ou Michel.AUZELOUX@orange .fr

 

 

Amicalement

 

Michel

 

 

NB : C’est seulement en fonction des réponses qu’une suite favorable pourra être donnée à ce projet.

 


JOUER CONTRE le DECLARANT

(C 15 - première série)

 

 

Les ENTAMES

 

 

Première partie : Dans les contrats à SANS ATOUT.

 

1 - Généralités :

Dans les contrats à sans atout étant donné qu’aucune couleur ne peut être coupée, les honneurs de tête sont tous maîtres et assurent dés qu’on les joue une levée.

Le déclarant va donc compter ses levées sûres (entre le mort et lui) et ce total confronté à son contrat va déterminer sa stratégie.

Le but du jeu de flanc est de contrer cette stratégie et d’empêcher le déclarant de réaliser son contrat.

 Le seul avantage que possèdent les flancs sur le déclarant est la possibilité de jouer la première carte de la partie c’est à dire d’entamer. Cette entame est très souvent décisive pour la suite du coup et peut « filer le contrat » ou « faire chuter ».

Il est très rare que le joueur qui entame possède dans son jeu toutes les levées de tête permettant de faire chuter l’adversaire. Cependant de nombreuses cartes intermédiaires sont des levées potentielles. Tout l’art de la défense est de les localiser et de les promouvoir.

Voici 2 exemples extrêmes :

1-  Vous possédez à Pique : R D V 5. Si vous jouez le Roi,  dés la chute de l’As (qu’il soit ou non chez votre partenaire) vous vous retrouvez à la tête de deux levées maîtresses que vous pourrez jouer dés que vous aurez la main.

En revanche si vous jouez le 5  votre adversaire pourra réaliser le 10 de pique et vos autres cartes ne serons toujours pas « affranchies ».

2- Vous possédez à Pique : 10 9 7 5 4 3 2, soit 7 cartes. Ceci veut dire que les trois autres mains possèdent au total seulement  6 cartes. L’entame de cette couleur va faire tomber 3 de ces 6 cartes et vraisemblablement 2 ou 3 honneurs. Il en résulte qu’en jouant  le deuxième tour toutes les cartes supérieures à votre10 peuvent tomber. En tout cas presque sûrement au 3ième tour. Si vous pouvez reprendre la main à ce moment vous pourrez jouer maître 4 fois de la couleur.

Il est à noter que dans le premier cas les honneurs que vous venez d’affranchir vous permettront de reprendre la main mais qu’en revanche dans le cas d’affranchissement de longue vous ne pourrez pratiquement jamais reprendre la main par cette couleur, car au moment où elle sera affranchie votre partenaire n’aura plus de carte dans cette couleur.

Notions fondamentales : L’affranchissement ne peut se réaliser que si la couleur est plus longue que celle de l'adversaire. Cependant, en général il faut pour affranchir des basses cartes perdre une ou plusieurs fois la main, ce qui sous entend qu’il faudra posséder dans la diagonale autant de cartes maîtresses latérales à cette couleur pour pouvoir réaliser les levées au moment ou ces basses cartes seront affranchies. Il faut donc au moins une reprise annexe dans la main longue.

 

Se SOUVENIR TOUJOURS que : Les contrats à sans atout se résument pour leur réussite ou leur échec à une course de vitesse d’affranchissements.

et pensez toujours qu’un contrat n’est jamais gagné

même si votre partenaire n’a pas enchéri et même si vous n’avez aucun point.


2 - Analyse préliminaire :

 

Pour faire une entame efficace il faut tirer bénéfice de tous les renseignements obtenus lors des enchères

Il est indispensable que chacun des joueurs de flanc fasse l’analyse des 4 jeux au fur et à mesure du déroulement des enchères. Généralement les séquences d’enchères sont relativement courtes. Toutes n’aboutissent pas à une manche et encore moins à un chelem. Cependant elles sont suffisamment explicites pour permettre à l’équipe attaquante de fixer son contrat. Donc pour accessoirement renseigner les flancs.

De nombreuses ouvertures sont des ouvertures précisées (exple 1SA, 2 en majeure etc .). Par déduction et un léger calcul, l’entameur peut extrapoler le jeu du mort ainsi que celui de son partenaire. Ceci doit aboutir à un plan de jeu « à l’aveugle » entre les deux flancs.

Voici un exemple simple de renseignements fournis par les enchères :

Séquence très classique :

Sud

 

Nord

1 SA

 

2 SA

3 SA

 

passe

Sud a 16 ou 17 pts H sans majeure 5ième et un jeu réparti ; quand au mort il a 8 ou 9 H sans 4 cartes à Coeur et à Pique.

De manière générale lorsque les adversaires jouent un contrat à sans atout vous pouvez être assuré qu’ils ne possèdent pas plus de 7 cartes dans chacune des majeures. De plus, leurs jeux étant « balancés » toute couleur longue chez vous sera bonne à l’affranchissement surtout si en plus elle possède des honneurs.

 

 Une autre difficulté majeure pour les flancs est celle de trouver le bon plan et de le mettre en œuvre ensemble efficacement. Le déclarant, n’a aucune difficulté à faire jouer le mort dans le sens qu’il a défini puisque c’est lui qui commande les 26 cartes de la diagonale. C’est pourquoi les flancs doivent absolument définir et utiliser une signalisation entre eux. Cette signalisation va permettre un dialogue frustre mais malgré tout très efficace.

Les renseignements seront donnés par :

►L’entame

►En fournissant la couleur (soit en prenant soit en fournissant petit)

►En défaussant

►En relançant une couleur.

Enfin il est bon de rappeler que lorsque l’on joue au bridge et sur un grand nombre de donnes, On ne joue qu’une fois sur 4 en face du mort, 1 fois sur 4 « on regarde » c’est à dire on est le Mort et 2 fois sur 4 on est en défense c’est à dire 2 fois plus souvent. Ceci pour vous faire comprendre l’intérêt de bien connaître les signalisations des flancs.

 

Pour choisir une entame, que ce soit contre un contrat de sans atout ou de jeu à la couleur, il faut procéder en deux étapes : d’abord choisir une couleur et ensuite choisir la carte dans la couleur sélectionnée.

 

 


I - COMMENT CHOISIR LA COULEUR ?

 

Il faut choisir une de ces 4 entames prioritaires.

 

1 – La longue du partenaire au moins 5ième.

Il va sans dire que plus la couleur est longue plus l’entame est favorable. On peut savoir qu’une couleur est 5ième chez le partenaire lorsque d’une part, celui-ci a ouvert d’une majeure (soit par Un ou par deux), et d’autre part toute couleur d’intervention ou toute couleur répétée.

2 – Votre propre couleur 5ième ou +.

3 – Couleur 4ième  au moins D 10 x x

4 – Séquences d’honneurs 3ième RDV ou DV10 ou A R x.

 

Nous pouvons dire que pour qu’une entame soit efficace,
Plus la couleur est longue moins elle a besoin d’honneurs ou plus elle a d’honneurs moins elle a besoin d’être longue. (voir la cible des entames p.10)

 

A défaut de ces 4 entames prioritaires on doit privilégier les 3 entames suivantes:

 

a – Les fausses séquences d’honneurs R D 10 ou D V 9

b – Couleur majeure 4ième faible (en dessous de D 10 x x)

c – La séquence V 10 9

 

Cependant il ne faut surtout pas entamer

Les singletons

Les doubletons surtout avec un honneur

Les tripletons comportant 2 honneurs qui ne se suivent pas

 

Comme il faut bien entamer et que l’on peut se trouver dans une situation autre que celles décrites. Il reste comme possibilités :

* Couleur majeure de 3 petites cartes

* Couleur mineure de 4 petites cartes

* Couleurs de 3 cartes avec un honneur.

 

Rappel des notions fondamentales et conclusions :

 

Les entames à S A doivent toujours se faire dans les couleurs longues Donc couleur du partenaire, couleur que vous avez annoncée, à défaut, votre entame doit indiquer à votre partenaire que cette couleur est exploitable. Il s’agit alors d’une couleur d’au moins 4 cartes par un honneur ou d’une couleur 5ième. : C’est le début de la « course de vitesse ».

 

Il peut arriver que l’on soit obligé d’entamer une couleur courte ou une longueur sans séquence ou une longueur non soutenue par le partenaire.

Tout ceci nous amène à prendre un risque et pour cette raison, pour ne pas diminuer l’efficacité de l’entame, et sans séquence d’honneurs, il faudra toujours entamer une « basse carte ».

Les « basses cartes » sont toutes les cartes en dessous du 10.  On distingue parmi celles-ci :

des « Grosses cartes »  9 – 8 – 7 et 6  des « petites cartes » qui sont les 5 – 4 – 3 et 2.

 

(EXERCICES (JAIS LEBEL « Le jeu contre le déclarant ») p. 23 24 25 )


II - COMMENT CHOISIR LA CARTE ?

 

A) - ENTAME d’un HONNEUR

REGLE GENERALE :

Il faut entamer l’honneur le plus élevé dans la couleur qui comporte au moins 2 honneurs qui se suivent. (à SA il faut 3 honneurs).

A R D V   ou 10 9 x

 Cette entame annonce toujours la présence de la carte immédiatement au-dessous. Et dénie toujours l’honneur au-dessus ; Mais ne donne aucune indication sur le nombre de cartes de la couleur. (Nous verrons qu’en fournissant il en est autrement)

Cette entame dans les contrats à sans atout nécessite cependant une « séquence vraie » = 3 honneurs qui se suivent ou bien une « fausse séquence »= 3 honneurs dont 2 ne se suivent pas. Dans le cas contraire on entame d’une basse carte. Ceci ce comprend quand on sait qu’à Sans atout il faut affranchir des longueurs tandis qu’à la couleur il faut rapidement promouvoir des honneurs.

Exemple : avec R D 7 3 2

à S A  entamer le 3  tandis qu’à la couleur il faut entamer le  Roi.

 

Les fausses séquences (3 honneurs séparés par un espace) doivent toujours être entamées de l’honneur le plus fort des deux qui se suivent. L’entame avec Séquence d’Honneurs  Doit être  « TETE de SEQUENCE »

C’est à dire l’honneur le plus haut des honneurs qui se suivent.

 

Combinaisons possibles pour entamer d’un honneur ?: A R x x / R D 10 / D V 10 9 / R V 10 x / D 10 9 x /  R D x x / V 10 9  / 10 9 8 x 

 

Tableau de Culbertson

Séquence

Entame

S A

Entame

à la couleur

 

Séquence

Entame

S A

Entame

à la couleur

ARDV

A (R)

A (R)

 

V109xx

V

V

ARDXXX

A (R)

A (R)

 

V108xx

V

V

ARDXX

A (R)

A (R)

 

V10742

4

V

ARDX

A (R)

A (R)

 

 

 

 

ARx

A (R)

A (R)

 

1098

10

10

ARV10

A (R)

A (R)

 

10974

10 (4)

10

ARVx

A (R)

A (R)

 

 

 

 

ARVxx

A (R)